dimanche, août 05, 2012

Gabriel Knight 3 - La moustache tranquille





Une fois n'est pas coutume, ne parlons pas d'un mauvais jeu, mais plutôt d'un jeu honorable avec un passage parfaitement scandaleux.

Nous sommes en 1999. Le jeu vidéo se remet petit à petit de mutations successives : passage au suport CD, accélération 3D... Une série permit de suivre cette évolution à elle seule. Gabriel Knight. Le premier, sorti sur support disquette a des graphismes en VGA 256 couleurs, le second est entièrement filmé avec acteurs réels, le troisième est l'un des premiers jeux d'aventure entièrement en 3D. En 3D moche. Trois jeux, trois styles graphiques différents. Mais ce n'est pas la seule raison pour laquelle se distingue Gabriel Knight.

Et vous me connaissez, je ne vais pas vous parler des qualités, pourtant elles sont assez nombreuses dans la série : qualité d'écriture relativement élevée pour l'époque, scénarios inspirés de faits historiques réels... Le jeu qui nous préoccupe aujourd'hui se focalise sur le mystère de l'abbé Saunière et du trésor que le curé y aurait découvert à Rennes-le-château.

Un scénario énigmatique, plombé par une énigme à la con. Une seule énigme, qui a elle toute seule a mon humble avis a tué entièrement le genre du jeu d'aventure point&click pour quelques années. Un effet bulle. A force de chercher chaque jour des combinaisons d'objets un peu plus compliquée, cette fois ci les game designers ont pété une durite.

J'aurais pourtant du me méfier quand un beau jour dans un magazine de soluce, alors que je n'avais pas encore le jeu j'avais pu lire cette phrase :

"Utilisez la préparation hémorroïdaire sur la fenêtre pour la décoincer."




L'enigme du chat à moustache.

Mise en situation :
Gabriel Knight est à la demande d'un prince albanais à Rennes-le-chateau pour enquêter sur le kidnapping d'un bébé. Rennes-le-chateau serait un bled parfaitement paumé s'il ne y'avait pas ce fameux mystère de l'abbé Saunière. Inutile de dire que l'on ne trouve pas de métro à Rennes-le-chateau, et que le réseau de bus désservissant cette commune de 93 habitants est légèrement insuffisant.

Gabriel n'a qu'une envie : explorer les alentours. Et pour ça, il lui faut louer une moto... Sauf que bien sur, dans un jeu d'aventure, rien n'est aussi simple qu'il n'y en a l'air. Toutes les motos sont déjà réservés. Gabriel n'a qu'une solution: usurper l'identité d'un des locataires, et il pense bien sur à son meilleuir pote, présent  ici également (quelle coincidence!) pour cela : Mosley.

On comprend rapidement qu'il faut se déguiser en Mosley pour pouvoir louer la moto, et on bascule immédiatement dans un cauchemar de torture illogique.




-La première chose à faire est de voler le passeport de Mosley. Pour cela, il faut semer des bonbons un peu partout pour lui piquer quand il dépasse de la poche arrière de son pantalon alors qu'il se penche pour se ramasser. Parfait. Jusque là rien d'exceptionnel (malheureusement).

Ensuite, on monte crescendo.
-Pour se déguiser en Mosley vous aurez besoin de sa veste ainsi que de sa casquette, car c'est bien connu, il suffit d'avoir la même veste et la même casquette que quelqu'un sur un passeport pour avoir immédiatement la même tête ! Surtout sur un passeport ou on porte une casquette sur la photo, bien entendu !

Vous me direz, ouais, c'est soft, j'ai vu pire, dans Runaway, Day of the Tentacle par exemple....
Alors accrochez-vous. Prenez mon bras, ne le lachez pas, car le voyage dans le puzzle design que nous allons faire ne vous laissera définitivement pas indemne.

Bien évidemment, la veste et la casquette ne suffiront pas à tromper la vigilance du loueur. L'objet indispensable, d'après Gabriel, pour ressembler à Mosley, c'est une fausse moustache. Une fausse moustache. Oui.

C'est à ce stade que vous commencez à avoir un moment d'arrêt, de doute, de circonspection. Une fausse moustache ? Aurais-je eu une hallucination ? Il me semblait pourtant que Mosley......



(Mosley. Ouaip. Pas de moustache.)

Néanmoins, le meilleur moyen de lui ressembler dans le jeu reste cette fausse moustache. Je réecris cette ligne, parce que je pense qu'on ne peut pas être assez clair ici : POUR RESSEMBLER A UN MEC SANS MOUSTACHE, GABRIEL DECIDE DE TROUVER UNE FAUSSE MOUSTACHE.

Et là vous vous dites, "comment est ce possible ? Comment ces développeurs sont passés à coté d'une telle incohérence ? Ils sont pourtant expérimentés chez Sierra.". Et bien rassurez-vous, ils ne sont pas passé à coté. L'étape suivante du puzzle : Mosley n'ayant pas de fausse moustache et vous en voulant une, il convient de remédier au problème.... mais comment ? Facile ! EN DESSINANT UNE PUTAIN DE MOUSTACHE SUR LA PHOTO DU PASSEPORT !

Logique de jeu d'aventure !

Tout est normal !

En plus ça ne se verra pas du tout !

Et là, vous riez. Vous vous dites "haha, c'est bon, j'ai résolu ce puzzle illogique, c'est vrai que c'était n'importe quoi !" Sauf que vous oubliez un détail :  où trouver une fausse moustache à Rennes-le-chateau ?  Pour ne pas vous gâcher la surprise, je me permets ici de vous décrire la séquence suivante comme aurait du l'écrire un magazine de jeu vidéo de l'époque, avec un parfait sérieux, sans sourciller.


Comment se fabriquer une fausse moustache

1.
Retournez dans votre chambre d'hôtel. Dans le placard, décoller le scotch qui était jusque là collé sur le cintre. L'endroit parfait pour coller un scotch.
2. Trouver un chat.
3. Remarquer comme le chat se cache régulièrement dans un trou sous une porte.
4. Coller le scotch dans le trou.
5. Faire peur au chat. Le chat se réfugie dans le trou, perdant quelques poils à cause du scotch. Et voilà vous avez fabriqué une fausse moustache à base de poils de chats !

Mais ca n'est pas tout.

Vous vous dites qu'on ne peut pas tomber plus bas ?

Parce que bon, comment vous faites pour vous mettre les poils de chat sur la tronche  ? Le scotch est déjà utilisé ! Hein ? Avec de la colle ? Avec un autre scotch. Que nenni.

6. Retournez dans la cuisine de l'hotel.
7. Piquez un échantillon de sirop d'érable.
8. Barbouillez vous la gueule de sirop d'érable.
9. Appliquez soigneusement les poils de chats !

Et voilà ! Vous avez fabriqué une fausse moustache a base de poils de chats pour ressembler à un mec qui n'a pas de moustache ! L'histoire peut continuer à avancer. Une histoire de bébé kidnappé, mais bon, on a pas que ça a foutre, on a des moustaches a base de poils de chat a fabriquer nous...

Putain, j'aurais du me méfier quand dans l'épisode précédent on m'avait demandé de cacher un coucou suisse dans un pot de fleur pour distraire un garde pendant sa ronde...

(Les chats, fournisseurs officiels de Moustache depuis 1999).

mardi, juin 19, 2012

HATOFUL PIGEON

Un boulevard parisien quelconque. Une bête ailée se pose devant moi. Un rat volant du troisième millénaire. Un pigeon.



Je l'observe avec attention. Il est gros, comme tout les pigeons parisiens. Il faut dire qu'ils n'ont ici qu'a se baisser pour ramasser les innombrables restes de kebab qui pullulent le quartier. Les pigeons parisiens ne volent plus, ma bonne dame...
Je m'interroge en le regardant. Je ne sais pas pourquoi mon regard s'est porté sur lui. Ses frères sont pourtant légion tout autour de lui. Mais d'ailleurs est-ce bien lui que je regarde depuis quelques minutes ? Mon œil fatigué ne vole t'il pas, sans que je m'en rende compte, de pigeon en pigeon, comme eux volent de résidu de frite avarié en miette rassie ? Ils sont tous pour moi identiques les uns les autres. Mes pensées m'amènent alors très loin. Je me prends à rêver d'un monde où les pigeons auraient chacun un caractère et un aspect propre. Un monde ou en mangeant un sandwich sur un banc je puisse reconnaître Pierre à une patte, Paul le gris et Jacques le Gros.

Utopie !

Je comprends que la folie me guette. Je ferme les yeux, essaie d'en retrouver l'origine.





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"Non, arrête, c'est fini pour moi. J'ai définitivement tourné le dos à ces conneries." dis-je.
Je suis debout face à mon fournisseur. Un mec en imper, dans une sombre ruelle parisienne nocturne. Un passant avance derrière moi, se demandant probablement combien il peut tirer de la revente de mon sang et, de manière optimale, d'un rein.
"Non mais je te garantis que tu n'as jamais rien vu de tel. En plus, aucune accoutumance. C'est bref, quelques heures d'extase, et tu n'en parles plus, tu as fait le tour du sujet, mais quelle expérience !".
Il me tend un CD-R.
"Allez, tu te feras du bien, tu verras.". Je soupire, je prends le CD. J'ai peur de replonger. Je le salue, rentre chez moi en espérant plus jamais ne le revoir.
En montant les escaliers menant à mon appartement, je me demande si je n'ai pas fait la plus belle connerie de ma vie.

Il est deux heures du matin. Autour de moi, Paris dort. Les pigeons ont disparu.Où vont-ils quand vient la nuit ? Les seules personnes debout sont quelques demoiselles cherchant à prodiguer de l'amour à des messieurs qui sont prêt à en acheter, d'autres qui essaient de convaincre par l'alcool, et des couples qui de toute façon font ça quand ils veulent. Deux heures du mâtin. Alors que tout Paris ne cherche qu'à baiser, moi, c'est un CD que j'insère dans mon ordi.



Des caractères illisibles et aléatoires, symptomatiques de polices non installées, s'affichent pendant le processus d'installation. Je ne comprends pas là où je clique. Cela ne peut vouloir dire qu'une chose : c'est japonais.

Seigneur, que s'était il passé la dernière fois que j'avais voulu essayé un truc japonais sur ce blog ?

Un patch de traduction amateur sur le CD me confirmera immédiatement mes craintes. Après quelques aléas relatifs à la résolution (le jeu est natif 640x480 , il faut forcer la résolution à la baisse de Windows pour avoir une image plus grande qu'un timbre poste, à cette heure tardive et face à un logiciel dont le lancement me résiste, j'ai le sentiment de faire quelque chose d'interdit...  Et donc de forcément excitant.


Le logo du développeur s'affiche : c'est un pigeon. Pourquoi pas.



Le titre du jeu s'affiche. Un pigeon la aussi.



Quoi ?

Comment ça ?

Et pourquoi y'a t'il BOYFRIEND dans le titre ? Pourquoi associer Boyfriend et Pigeon ? Voilà qui est ... inhabituel. Je prends une inspiration. Je crois qu'il me reste un peu de vin. Je vais en avoir besoin.
Deux verres plus tard et une boule au ventre, je trouve enfin le courage de cliquer sur NEW GAME.

Le jeu commence par me prévenir poliment : il y a des gens qui figurent au casting pour le doublage du jeu, mais il n'y a en fait aucun doublage et tout est à base de texte.

D'accord.  Un troisième verre de vin.

Le jeu me demande mon nom. Comme j'ai vaguement compris à ce stade qu'il s'agit d'un digital comic qui parle de pigeons, je décide de m'appeler "DUCKLOVE DORIGHT." . J'apprends avec effroi dans la foulée que je suis une femme.

S'ensuit le choix le plus difficile, le plus incompréhensible de mes 26 ans de jeux vidéo. Le jeu me demande s'il veut que j'affiche des visages humains d'acteurs de doublage parfaitement imaginaires pour m'aider à imaginer le doublage qui n'existe pas. Probablement également pour me sentir moins inconfortable à l'idée de parler à des pigeons.

Là, autant vous le dire tout de suite, j'ai fini la bouteille. Je m'arrête avant de cliquer sur oui ou non, bien conscient que quelque soit le choix que je ferai, il aura des conséquences irrémédiables sur ma santé mentale. Mais la décision vient rapidement : non, je ne veux pas voir des pigeons à visage humain, ou l'inverse. Je veux voir jusqu'à quel endroit le lapin blanc veut m'emmener. Je veux voir si le terrier est profond.

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BIENVENUE A L'INSTITUT SAINT PIGEONATION



bla bla bla bla "je suis la seule humaine de l'institut qui n'est rien d'autre qu'une école d'élite de pigeons..." ... ok... "bla bla bla mon meilleur ami est un pigeon qui s'appelle Ryuta..."....

Me reste t'il de la vodka ? Y'a t'il un quelconque magasin d'alcool encore ouvert dans le quartier à cette heure si ?

Mon meilleur ami le pigeon commence à me faire la conversation. Une conversation bien sure parfaitement sans intérêt : c'est un pigeon. Je devrais m'estimer heureux qu'il ne parle pas de miettes de pain ou de faire caca sur des voitures.

Je suis heureux que personne ne me voie, chez moi. J'ai bien fermé les rideaux. Pourtant je ne suis pas en train de me branler devant un porno.... non... je joue juste à un dating game AVEC DES PIGEONS.



 
Quelques minutes plus tard, je fais connaissance avec mon professeur. Un pigeon, lui aussi, qui a l'étonnante particularité de s'endormir pendant qu'il donne ses cours. Ha ha ! Que c'est cocasse ! Il fait l'appel, et bien évidemment, après quelques banalités, il en fallait un : le gamin emo de haute noblesse avec une grande estime de lui même, mais qui au fond de lui ne cache qu'un océan de souffrance.

SEPHIROTH ?
Non, un pigeon.



Il accepte de dire son nom. Je crois que c'était Sakuya. Je vous dis, "je crois", parce que franchement, et ça me tue de dire ça quelques jours après le décès de Thierry Roland, mais y'a rien qui ressemble plus à un pigeon qu'un autre pigeon. Surtout qu'ils sont tous gris et qu'ils font tous trente centimètres.

Il souffre d’une haute opinion de lui même, mais  si j’en crois ma vaste expérience du genre, il doit probablement caché un lourd secret. Je l’évite.


(NE PAS CONFONDRE... l'un est un fils à papa qui rêve de domination du monde, l'autre est Sephiroth)

Au fil de mes errances dans les couloirs et dans les cours de cette école pour pigeon... j'ai du mal a écrire cette phrase... dans cette école pour pigeon, donc, je fais connaissance de pigeons en tout genre.


Comme lui.


Lui.




Ou encore lui.


Ce dernier mérite par ailleurs une mention spéciale : il s'agit du responsable de l'infirmerie. Infirmerie pour laquelle j'ai accepté de me porter volontaire en dehors des heures de cours. Le Docteur Shu (parce que c'est son nom) déteste que l'on fouille dans son bureau. Et chose curieuses, il y a des rumeurs de disparitions inexpliquées à Saint Pigeonation... Il paraît même que le Docteur Shu ferait quelques expériences sur des hum... des pigeons... je n'arrive pas à m'habituer, foutre dieu.
Mais c'est ce gros lourd dragueur et timide (ben voyons) qui a asséné le choc final à ma santé mentale. Ce camarade de classe me parle d'un bloggeur dont il est fan, Brian le pigeon, et m'invite à aller voir son blog.



Mais ce n'est pas possible. C'est de la fiction.

Je dormirais mieux si je vérifie néanmoins.

OH BORDEL....




OH BORDEL !!!! (cliquez, si vous l'osez)


Les jours passent, on me demande de choisir un club, une activité periscolaire dans le cadre de l’école, parce que le Japon ne fait rien comme tout le monde, pigeon ou pas. Je me rends compte qu’il y a une petite composante stratégique, puisque chaque décision influe sur ma force, mon charisme, ou mon intelligence.

Je n’aurais jamais hélas l’occasion de découvrir quoi sert à quoi. A cause du drame, bien entendu.

Ca s’est passé un jour de septembre, selon le jeu. Juste après la rentrée scolaire. Je venais de repousser les avances d’un pigeon timide. Le soir, je me rendis à une petite fête nocturne, et moi, jeune femme sans défense, j’y aie croisé mon professeur... Celui qui s’endort quand il parle. Il m’a proposé de me raccompagner chez moi. J’ai accepté.

Je me suis alors rendu compte que je vivais dans une grotte. Ce qui est tout à fait normal quand on veut vivre proche des pigeons. Qui n’a jamais entendu parler des pigeons des grottes?

 (Bienvenue chez moi.... N'hésitez pas, mettez les pieds sur la table)

Contrairement à ce que votre imagination perverse vous suggérera probablement, il ne s’est rien passé ce soir là. Je suppute néanmoins que l’incident qui a suivi quelques jours plus tard est lié. Sortant de nul part, une cinématique présente un rassemblement de la “Faction des faucons”. Je ne vois aucun visage, mais je comprends que les mystérieux conspirateurs décident de me tuer.  Leur motif est simple : je ne me suis pas assez ENGAGE EMOTIONELLEMENT avec mes amis pigeons.

OUI PARFAITEMENT.

Je ne sais pas ce qui m’a pris. Mais j’ai voulu retenter ma chance. J’ai voulu voir le bout de l’horreur. Refuser au professeur l’accès à ma “chambre” n’a fait que retarder ma mort de quelques semaines. Au bout de trois tentatives, je n’ai plus eu le courage.

Il fallait que je témoigne.

Que je vous raconte.

Vous m’avez manqué.








dimanche, octobre 12, 2008

Autodétruisons nous avec "So you wanna be a rock and roll star ?"



Si il y a bien une constante dans ce site internet, une constantepsychologique profonde de mon moi intime (oui), c'est la preuve quej'utilise les jeux vidéos pour être tout ce que je ne suis pas.

Chuck Norris.

Georges Beller.

Pepito au Mexique.

Directeur de Prison.

Candidat a la roue de la fortune.

Il y a des tas de métiers, et au fond, si peu font l'objet de jeux vidéos.J'ai décidé ainsi de me porter, après une longue absence, sur le métier méconnude "star du rock". Un jeu en mode texte sorti je ne sais ou et dans je ne saisquelle condition.



Je trouve que l'existence de ce type de jeu est presque philosophique. Vousconnaissez ce truc ou un mec se demande s'il rêve d'un papillon ou si c'estau contraire le papillon qui rêve de lui? Pensez-vous que les stars du rock ont des jeux vidéos où elles rêvent qu'elles sont inspecteurs du Trésor Public ? J'imagine que Florent Pagny en a un. Moi, j'ai "So you wanna be a Rock Star ?"
Un jeu qui me fait aimer mon vrai métier.

Un jeu en mode texte avec un premier écran titre. Vous savez comme j'aime lesécrans titres ? Souvent, je ne vais jamais plus loin dans beaucoup de jeux.Ici on nous premet que notre intelligence ne sera pas insultée et qu'on va devenir accroc. Parfait. La dessus le jeu ne nous mentira pas. On y apprendra en effet qu'une star du rock ne contrôle rien, que ca va vite,et que ca se termine vite.

Oui, comme le dernier vol du Concorde.




Une fois que l'on a choisi son nom (ca sera Mower , en ce qui me concerne), ona un menu qui nous montre tout ce que sait faire une star du rock. Nous avonsdonc le choix entre :
-Glander
-Ecrire des chansons
-Faire une tournée
-Enregistrer un disque
-Prendre des vacances
-Voir un docteur
-Consulter son analyste
-Se décompresser dans un sanitorium.



Vous le constatez : une star du rock soit elle glande, soit elle bosse. Au fond,une star du rock est donc au moins a moitié fonctionnaire.

En bas quelques touches de fonctions me permettent d'avoir des infos complémentaires. J'y apprends qu'un certain "Robert GOdemichet" est en tête des charts avec son single "Clodo noir" , que "Les bâtards sont justes derrière", et que le hit "Elle portait une perruque" est en chute brutale.

Je m'atelle a la tache, et mon premier choix est de bosser sur une nouvelle qui s'appelle "J'aime ton cul." . Je pense que cela m'aidera a m'intégrer dansce milieu ou l'on nous juge pas sur ce a quoi on ressemble, mais sur commenton s'apelle. C'est certes moins arbitraire que le fait d'être beau ou laid, maistout de même.

Un regard sur mon état de santé m'apprend que je suis en forme, créatif, heureuxet alerte. Bien évidemment, tout ca ne durera puisque ce jeu ne propose de faireque des sorties a la Kurt Cobain (avez vous d'ailleurs remarqué que Kurt Cobaina l'envers ca faisait "Truk Niaboc" ? Etonnant non ?)



J'apprends dans un autre menu que je bois "regulierement" de la biere. Scandalisé par ce choix arbitraire sur ma personne, je décide de dire non a toute forme d'alcool. UN choix que j'allais regretter amèrement... Puisque tout le monde allait en profiter pour essayer de me tenter.

Si j'avais voulu être tenté, je serai parti a Lille.... (Pardon Laurent Ruquier, Pardon...)








Et j'ai bien fait.... Parce qu'en refusant cette invitation.




..
Bon, ca n'a jamais fait de mal a personne ce genre de truc non ? On est majeur et vaccinés !







Quelqu'un me traite ensuite d'hétero, et il s'avère que, d'après les messages qui défilent, la fête est très ennuyeuse. S'ennuyer a une orgie ? Est ce que subitement ce jeu est devenu "So you wannabe a fonctionnaire ?"



Et puis il est temps. J'ai envie de me lancer, que des femmes dénudées jetentleurs t-shirt sur moi. Je veux moi aussi qu'on m'apelle Henri.





Et puisque tout le monde me trouve ennuyeux sur scene.... OUI.Et puis c'est la spirale.





Et bien s'ils veulent que je sois fun...

S'ils veulent que je fasse carrière.....






... je pourrai au moins compter sur l'aide de ma famille...




Bad trip. Bad trip.





... Last days.... Un appel a l'aide...



... Tout autour de moi se trouble. Les couloirs chatoient comme des arcenciels de fleur hallucinogènes.




J'veux mourir malheureux, pour ne rien regretter.






Les choix d'une Rockstar ne sont pas qu'entre prendre des vacances ou de ne rien foutre.

Le seul gameplay de ce jeu c'est, au fond, de savoir comment on va se défoncer.

Merci maman.

Merci papa.

dimanche, mars 30, 2008

Chuck Norris Superkicks

Chuck Norris n'est pas que le plus grand guerrier de tout le temps.Chuck Norris ETAIT aussi le plus grand guerrier de tout les temps.

(Cet homme est Chuck Norris)

De tout temps, il est le plus grand de tout les temps.Chuck Norris, il était temps que tu deviennes un grand.

A l'annonce d'un nouveau jeu 50 Cent ou celui ci va avoir l'airencore plus cool que jamais (ce qui devrait pas être trop dur, vu quedans son nouveau jeu, il tuera des arabes), je m'interrogeais : si mêmeun rappeur de bas étages a un jeu vidéo, qu'en est il de la plus grande starde tout les temps ?


(Cet homme n'est pas Chuck Norris)

J'ai fouillé dans ma mémoire d'éléphant.
Je n'ai rien trouvé.
Et alors que j'étais a deux doigts de fondre a chaudes larmes, j'ai tenté Google,et j'ai reçu une Bonne Nouvelle. Oui, Chuck, tu as ton jeu a toi. Chuck Norris SUPERKICKS !

Un titre qui fait réflechir : ok, pour la partie Chuck Norris. Mais est ce que le qualitatifde "super" suffit à ta gloire? Pourquoi ne pas avoir appelé le jeu "Chuck Norris Hyperkicks" ?Cela n'aura t'il pas été plus proche (mais si encore une fois reste un grand euphémisme ?) deton infini grandeur ?

Je frissonne en regardant le support : Chuck Norris Superkicks est un jeu VCS 2600.
Certes, mais c'est Chuck Norris. Le jeu est probablement plus beau que tout les jeux PS3.


(Chuck Norris n'a pas besoin de panneau de direction. Il EST la direction.)

Et pour cause.

Tout ton univers est là : de la pelouse, des arbres, et des monastères qui font la moitié de tataille (probablement dédié a ton mythe). On te reconnait bien : tu as une ceinture noire.

Tu es Chuck Norris et tu es notre maître.

Dès le début tu nous poses une question : la gauche ou la droite ? Le choix est politique,métaphysique, spirituel. Je réfléchis et me dis que c'est probablement une énigme a la Yoda.Je choisis le milieu.

Je meure.

Chuck Norris meurt quand il touche la pelouse ?Une larme coule sur mon visage : dans son infinité bonté et grandeur, Chuck prend le tempsd'apprendre aux jeunes en perdition qu'il ne faut pas marcher sur l'herbe fraichement coupé.Si en France, son message avait été écouté, peut etre n'aurions pas eu les émeutes de banlieues.

Je continue mon petit chemin, quand tout a coup... RANDOM ENCOUNTER !!!
Des Random Enocunters dans un jeu Atari de 1983 ? Quels visionnaires ! Un type m'approche.J'ai du mal a lui péter la gueule. Il court dans tout les sens de gauche a droite, sans trop savoir pourquoi et de temps en temps me balance un pixel a la tronche. Je peux donner des coups de poing, des coups de pied, et faire des pirouettes en l'air. Le combat consiste a appuyer sur le bouton quand le bonhomme méchant est tout pret, et prier pour que ce soit lui qui prenne un coup, et pas vous. Le critère ? Le hasard. Enfin je le croyais, parce que quelqu'unm'a dit par la suite "non mais t'es nul, c'est juste que certains méchants peuvent etre battus que par des coups de poings,et d'autres par des coups de pied !"


(Chuck Norris contre un méchant. Le méchant meurt a la fin.)



Ah oui, je suis nul.

Je lui pete la gueule, un autre chemin. Gauche ou droite ? Allez, Gauche. Une impasse,il fallait prendre a droite ! Ha ha ! On savait s'amuser en 1983.

Apparement, il faut continuer encore et encore, jusqu'a un monastère, on tape pleinde méchants, et a la fin c'est fini (fort logiquement, me direz vous).

Quelques années plus tard, lors de ses réedditions, le jeu ne sera plus appelé que "Superkicks",possiblement parce que Chuck Norris avait depuis, acheté une NES, et qu'il ne ne voulait plus entendre parler d'Atari.


(En Russie Soviétique, la route suit Chuck Norris)







jeudi, février 07, 2008

Biko 3 - Cours d'anatomie et de sociologie nippone.

J'ai donc joué a un jeu de cul japonais ces derniers temps.
Mais c'est bien pour vous faire plaisir. C'est bien parce que vous m'avez supplié. Que croyez-vous ? Que j'ai que ça a faire ? Que je suis du genre a éprouver quelquelubrique désir devant des poupées aux polygones bien ronds, poussant des petits cris saillants a la moindre occasion et qui appelent leur compagnon de petit-train(ou d'arrière train) "grand frère ?"

"Grand frère", une appellation qu'on ne retrouve pas que dans Biko, mais en faitdans tout les Hentais du monde... Etrange ... mais bon. Je le savais avant de lancer ce jeu que les japonais n'étaient pas comme nous.

Mais le fait biologique que j'ai appris en jouant a Biko 3 a cependant dépassétout mes espoirs.

Messieurs, mesdames, laissez moi vous conter une histoire magnifique. Une romance moderne.

Une mélopée telle qu'il s'en joue tout les soirs, dans toutes les métropolesdu monde.

Une histoire d'amour, qui comme toute les histoires d'amour commence par un écran titre.


(Vous en réviez, Retropudding l'a fait)

Je ne sais pas par où commencer. Je n'ai jamais eu autant de choses a dire sur un écrantitre depuis celui de "Les aventures de Pépito au Mexique.". Mais la ou ce dernier m'entrainait dans un abyme de perplexité, je ne peux qu'admirer les qualités de celui ci.

En une image tout un jeu résumé : * Une jeune fille au regard naïf et aux vetements improbables -- Check* Une ruelle sombre -- Check* Un pervers que l'on devine en arrière plan (les stalkers attaquent rarementpar devant) -- check !

On sait tout de suite a quoi on a affaire. De la il y a deux réactions possibles : le dégout, ou le réveil de l'aspectsombre et noir de notre âme sexuée.

Tenté de mettre fin immédiatement au puddingtest, je me suis cependant souvenude toi, public. J'ai décidé de poursuivre ma descente vers un enfer terrible de glauquitude, de faits divers dramatique, et de foutre chaud.

Je démarre le jeu. J'ai le choix entre plusieurs femmes..




L'embarras du choix.Les gros seins... la cyberpute, l'a peu près normale, la mineure.... Que choisir ? Tant de fantasmes s'offrent a moi. Imaginez un peu mes palpitations, lasueur sur mon front : absolument tout les fantasmes japonais se retrouvent a quelques clics de moi.





J'hésite.





Parfois quand je mange chez mes parents, ma mère adorée me demande si je veux un steak ou les restes de poulet. Et je réponds systématiquement "un peu des deux". Ca me faitpareil avec ces filles la : je ne sais pas quel bout de viande chosir.





Finalement, comme j'aime ma nourriture bien tendre et fondante, je choisis la mineure.Voila qui sera une valeur ajoutée, en plus. Quitte a jouer a un jeu de pervers autant aller... au fond des choses. Ahem.



Alors que mon excitation est a son maximum je suis adressé et agressé textuellement.Mon excitation devient de l'agacement. Je passe en mode jeu "hentai de base" et je clique comme un taré (avec un doigt) pour zapper les inutiles phases de dialogue pendant laquelle j'imagine que la serveuse m'est présentée.


J'imagine dans les dialogues qu'elle doit dire un truc du genre : "Je suis une pauvreserveuse de 16 ans qui travaille dur pour nourrir ma famille, je rentre chez moi a 23h17,je passe par toutes les petites rues, j'espère qu'un pervers ne va pas me sauter dessus, vuque je suis seule, sans défense, et que je ne porte pas de petite culotte. Et comme en plus je suis vierge...Accessoirement, Vous êtes très mignon et je suis en admiration béate devant la large protubérance que je devine dans votre pantalon."






A noter que bien qu'il y aie évidemment des tas de chose écrites a l'écran, le doublagesuit TRES LEGEREMENT la progression textuelle et nous indique, en gros, l'humeur de l'interlocutrice. Je ne suis pas expert en japonais, mais j'ai pu néanmoins comprendre l'essentiel des phrasesqui se résument a des "Owaaah ! Sugoiiii Onii-chan ! Watashi wa hentai-oooo ! Me gustan los bukkakes ! "
Vient un loading, la carte graphique commence a vrombir d'excitation et un ventilateur supplémentairese met en route : pas de doute, la 3D temps réel arrive et mon GPU est lui aussi en chaleur. Quand l'affichage revient, une jeune demoiselle marche inocemment dans la rue.




C'est a moi de jouer.
Et la, premiere bonne surprise : non seulement ca ne plante pas, mais en plus le mode de contrôle a été conçu pour les êtres humains, contrairement a l'opus précédent. Je vais enfin pouvoir juger du gameplay !
La nuit est sombre (ce qui est un peu parfait, pour une nuit). Ma proie commence par s'éloigner doucement, traverse la rue. Je décide d'en faire autant et....
et...
ET MERDE !



Je n'en crois pas mes yeux ! Biko 3 apporte de nouvelles innovations en terme de gameplay et d'interactionsavec l'environnement! Il faut regarder si le petit bonhomme est vert avant de traverser ! Ouf ! Je le saurais pour la prochaine fois !
La deuxieme tentative passe de justesse. Et encore mieux que ça, je constate qu'il est possible d'interagiravec d'autres objets a l'intérêt largement sous évalués dans les jeux vidéos : les poubelles ! Ci dessous une vidéo vous montrant la haute utilité de la chose, et surtout la dynamique physique très étonnante des poubelles japonaises.







Rue après rue, je la suis. Je me souviens des pièges de gameplay de Biko 2 : je fais très attention a éviterde marcher sur des canettes de coca qui dévoilerait tout de ma présence. A ma grande surprise, l'aspectinfiltration est également mieux géré que dans l'épisode précédent (ou on pouvait être indetecté en ayantlitteralement le nez dans le cul de notre victime, ce qui prouve que les japonais ont un sens tactile peu développé).

Mais pas trop.






De temps en temps, une petite surprise, la jeune fille change subitement de direction, tourne en ronddans le labyrinthe de rue. On se demande pourquoi, ca n'a strictement aucun intérêt. A moins que ce jeu,véritablement document animalier sur la culture japonaise nous apprenne que les jeunes japonais sont atteinteux aussi de la maladie d'Alzheimer de façon précoce.




Tout ceci n'a pas de sens.


(Tout a coup, la jeune fille ressent la meme chose que moi pendant le test)

Le jeu est divisé en tres courtes sections qui doivent faire a tout péter 1minute et 14 secondes chacune, a chaque changement de section, un point de sauvegarde. Pourquoi ? J'avoue que je sais pas.Si les japonais sont assez bizarres pour concevoir ce type de jeu, peut etre en existe t'il certainsqui se disent en rentrant le soir du boulot "Ah putain, je me referai bien le passage de Biko 3 avecla fiat uno bleue sur le parking et les trois canettes de soda a éviter près du passage piéton."

(sur le parking des anges, plus rien ne les dérange)

Je la poursuis, de ruelle en ruelle, en évitant ses sombres ruses.


(Vous tremblez Néron et sentez votre chute proche!)


Elle finit par rentrer dans un magasin. A cette heure de la nuit ? Hm, étrange ! Je rentre aussi.
Le jeu reprend alors soudainement un niveau de réalisme social très surprenant pour un h-game : la jeune fille en question se balade de rayon en rayon, sans but, sans aucune cohérence. Je retrouvela les vraies femmes de mon quotidien. Puis elle passe dans l'arrière boutique (je devine qu'elle travailleen fait ici aussi ou je sais pas), et s'arrête nez a nez devant une porte.

Je m'approche doucement, comme un guépard devant sa proie. Rien. Aucune réaction. Elle reste le nez collé a une porte.
J'en tire les conclusions qui s'imposent : ceci est "le signal de copulation", l'action de rester deboutdevant une porte est la façon avec laquelle les japonaises expriment leur envie de se faire défoncer les ports d'entrées/sorties.
Je m'approche. Ah nom de dieu ! C'est bien une fille ! Elle veut PARLER avant !!! Je clique comme un taré jusqu'a ce que... jusqu'a ce que... j'y suis.
Mobygames m'avait parlé d'une simulation de viol. Je suis un peu déçu : il ne s'agit que de sexe consensuel.
Ca m'a fait me poser pas mal de questions : quoi ? Il suffit de suivre une fille façon Solid Snake chez elle pour qu'elle veuille coucher avec vous ? Ah nom de dieu !
Mais cessons ces disgressions, car...

je suis
en train de
FAIRE L'AMOUR !




(hmm... you touch my tralala !)

Je suis cependant vite déçu. Il s'avere que faire l'amour n'est pas très différent de la masturbationen fin de compte, ca consiste a secouer la souris de haut en bas. On peut changer de position, maisca ne sert pas a grand chose. Par contre les boob-physics sont très impressionnantes.
C'est un autre détail qui m'alarme cependant.
En installant Biko 3 je ne m'étais pas préparé un tel choc.
J'ai beau zoomer, regarder dans tout les sens....

Les japonais n'ont pas de pénis.

Alors, certes, ca n'est pas très perturbant dans la mesure ou c'est pas ce qu'on est sensé regarder...
Sauf dans les cas de fellations.




(cette jeune fille est en train de faire une fellation)

Voila, bon, c'est la derniere fois que je review un jeu de cul sur ce blog ! Je vous rappelle que je suis fonctionnaire et que je suis sensé avoir une moralité exemplaire ! Mais ce fut un plaisir néanmoins,on passe rarement aussi vite de chocs en chocs.