mercredi, juin 21, 2006

Biko 2 Reversible Face

Oh putain.

Je sais que vous raffolez de mes introductions raffinnées, de mon style élégant, de la manière subtile avec laquelle je manie la langue française. Oui, je sais que vous m'aimez. La preuve, certains d'entre vous vont même jusqu'a lacher des commentaires sur mes glorieux et insignifiants et articles.

Mais c'est un homme faible qui vous parle aujourd'hui. Un homme qui vient d'affronter la douleur, l'humiliation, en même temps que la stupeur et l'effroi.

Pardonne moi, blog. J'ai échoué.

C'est en faisant un détour sur mobygames et en cliquant sur "random game" comme un taré en ayant l'espoir de découvrir un ou deux titres idiots que je l'ai vu. Biko 2 reversible face.

J'ignorais qu'il y'avait un Biko 1.

Et ce jeu il avait l'air exceptionnel : une note moyenne de 0.8 sur 5, et surtout, une description qui me plaisait a mort : "stalking simulation". Savez vous ce qu'est un Stalker ? Non ce n'est pas qu'un jeu très en retard. Il va falloir que je vous donne un petit cours de culture japonaise.

Les japonais sont des pervers, tout le monde le sait. Leurs "magasins de cul" sont remplis de DVDs étranges, ou le salary man moyen peut, en cachette, acheter un DVD de nanas mélangeant moules et sangsues, ou en train de se faire couper les
cheveux chez le coiffeur. Oui, le japonais n'est pas comme nous. Et bien, un stalker, c'est quelqu'un dont le trip est de suivre les nanas dans la rue (et, si possible, de les prendre en photo). Oui, y'en a qui font ça aussi chez nous, mais la bas, c'est un vrai phénomène de société.

J'ai donc installé Biko 2. Par curiosité professionnelle. Et je n'ai pu hélas, y jouer que pendant quelques minutes. Car les PCs des japonais eux aussi, ne sont pas comme nous, et le bazar plante systématiquement au bout d'un quart d'heure, quand j'ai de la chance.

Et c'est dommage, car le jeu était tout bonnement exceptionnel.

Ca commence par une phase où l'on voyait une nana se trémousser derriere plein de lumieres. On attend. Il ne se passe rien. Au bout de 3 minutes d'ennui, j'ai essayé de cliquer partout et il s'est passé un truc. Visiblement, l'affichage 2D au dessus de la 3D a été codé avec les pieds.















(vous n'avez aucune idée de la niaiserie de cette scène)

S'ensuit une petite phase d'aventure/QCM ou on ne comprend rien, puisque c'est en japonais. On remarque cependant que le personnage a une grosse touffe de cheveux devant les yeux, et qu'on ne voit donc jamais ceux ci. Le signe de la honte, surement. Il est possible que ce personnage ne veuille pas être reconnu afin de ne pas compromette sa carrière dans d'autres jeux vidéos.

Vient alors la phase de stalking proprement dite : comment suivre une nana la nuit dans la rue, sans se faire repérer ?

Et bien c'est du grand art.

Tout d'abord, on controle son personnage a la souris. Dans une vue a la 3eme personne, il faut amener le pointeur vers un des bords de l'écran et cliquer pour faire avancer le personnage dans la direction voulue. Peut être que les japonais trouvent ce
style de controle très naturel. Nous autres occidentaux, on aurait tendance a décrire ça comme "nul a chier". A moins que le jeu soit, en fait, une situation de Stalker bourré.














(le héros mystérieux...)

En haut a droite de l'écran, on a une barre qui monte et descend. Quand elle est a zéro, vous êtes "trop loin" de votre cible, donc vous perdez. Le probleme, c'est que trop loin, c'est 10 mètres. Votre cible doit donc etre, de maniere optimale, a moins de 5 metres de vous. Vous lui collez donc littéralement au cul, et bien sur la pauvre petite fille innocente, qui ignore tout de la vie, et ne se doute de rien.

SAUF SI....

a cause du systeme de controle, vous avez le malheur de shooter malcontreusement dans une canette de coca qui traine par terre. A ce moment la, la nana se rend compte de votre présence et vous êtes mort. Le but du jeu consiste donc a suivre
une nana dans la rue en évitant les canettes de coca au sol (seuls obstacles que j'ai rencontré en un quart d'heure de jeu). Fascinant.


Je n'ai pas réussi a suivre cette fille jusque chez elle. Comme dit plus haut, le jeu plante sans arrêt. Et c'est bien dommage, parce que d'après Mobygames, si je réussissais, j'avais droit a une scène de "viol interactif". Wow. Franchement les gars de Prison Tycoon ont encore bien des choses a apprendre (quoiqu'il serait capable de nous pondre un dating/hentai game en milieu carcéral, ça, ce serait concept!)














(un jour elle deviendra mienne... oh oui...)

Ces soucis techniques m'ont rendu triste. Mais en écrivant ce message j'ai parlé du jeu a un ami Otaku. Bizarrement, il connaissait. Et il m'a meme informé qu'il y'avait aussi un "Biko 3", j'ai donc tapé ça sur eMule et oh joie ! Il y est ! En plus, il y a un patch anglais ! Je vous ferai donc part bientot de mes impressions plus profondes sur cette version, probablement sublimement améliorée...

jeudi, juin 08, 2006

La politique, c'est fun.

Je ne le répeterai jamais assez, j'ai fait Sciences Po. Certes, je me suis allégrement foutre dehors au bout de deux ans, mais tout de même. La politique, c'est ma Grande Passion. Pendant que ces incultes de jeuxvideo.com et Gamekult s'affrontent a grands coups de fautes d'orthographe sur le thème de la guerre des consoles, moi je m'excite régulierement a suivre le duel Nico/Ségo , très très excitant la aussi.

J'ai une autre passion : les ordinateurs Thomson, qui m'ont sauvagement dépucelé le Joystick alors que je ne devais avoir que deux ou trois ans.

Il arrive un moment ou en a envie de concilier deux passions. De n'en faire qu'une. Concilier la Politique avec le Rétropudding sur Thomson. Thomson, putain, LA machine des jeux en basic ! Et pas n'importe quel basic, les gars, du Basic Pur, du vrai, du basic MICROSOFT !

Puisque je suis un homme, un vrai (un gamer quoi), je vous propose ici un méga dossier sur pas moins de CINQ jeux consacré a la Rétropolitique. Vous y apprendrez, si vous ne le savez pas déjà, que l'anglais est notre ennemi héréditaire, et qu'ils ont une façon bien différente de nous de voir la politique, oulah oui.


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VOTEZ POUR MOI
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Qu'est ce qu'on fait quand on veut faire un jeu vidéo et qu'on est tanche en
programmation, en plein milieu des années 80s ? On fait un jeu de gestion en basic. Vous en verrez régulierement sur ce blog, vous verrez, c'est exceptionnel.





(un bout du Listing, du travail de pro)

On rigole moins quand on voit que c'est Coktel Vision qui fait ça. J'ai un souvenir terrible de Coktel Vision et de son extraterrestre Adi dont on m'infligeait régulierement la présence pour optimiser ma carrière scolaire. Avant "Adi vous apprend la vie", on a donc eu droit a "Microsoft Basic vous apprend la politique". Certes, j'extrapole.















En fond sonore de cet écran titre, la marseillaise, jouée sur une voix. Notez, c'est très important, le sous titre "Jeu de Simulation" . Ca fait penser un peu au "Ceci est une fiction, tout les personnages sont fictifs" des téléfilms américains. Mais ici, on s'adrese au joueur. Nous autres y sommes habitués aujourd'hui, mais probablement Coktel Vision souhaitait anticiper d'éventuels troubles psychologiques de gens qui se croyaient véritablement président de la république après avoir joué a ce jeu. Car oui, "Votez pour moi" est une simulation de président. Oui, c'est donc mensonger.

Le jeu nous propose ensuite de choisir votre camp. Gauche, droite ? C'est pire que ça, "Socissos ou démocratos ?" . Visiblement, la aussi EA avait raflé l'exclusivité de la ligue.

De toute façon on s'en fout, ca ne fait aucune différence, ce qui témoigne du réalisme de la simulation.

Le jeu se déroule en deux temps : 1. Bilan 2. Faire des trucs.


La phase de Bilan vous rappelle les évenements marquant de l'année écoulée, qui sont toujours les suivants :
*Forte Croissance aux USA
*Peu de chomeurs en France (un logiciel qui fait presque preuve de témoignage historique)
*Hausse du prix du pétrole.








Ici, le jeu a bugué, puisque pour une très rare fois le pétrole a baissé.



Et la... Oh mon dieu, de l'interaction ! Pas de panique, ce ne sont rien d'autres que trois autres écrans de bilans. Et qu'est ce que vous croyez ? On est pas la pour s'amuser, la politique c'est pas LOL.

*Etat Général vous indique le pourcentage des gens contents/pas contents. C'est effecitvement tout ce qui compte en politique.
*"Sondages" vous montrent une répartition de l'opinion selon les catégories sociales. C'est très très étonnant en début de partie, puisqu'on voit que votre camp ne dépasse jamais les 10%, et que l'autre camp non plus, alors que vous avez 60% de "satisfait". "Votez pour moi" et donc un jeu ou on est élu avec 10% des voix mais où la majorité est contente quand même.
*Les Résultats Economiques, qui ne servent a rien.

Que peut faire un président ? Et bien il peut modifier les budgets. Allez, mettons ca en conformation avec mes convictions personnels. Sucrons le budget social, coupons les burnes aux agriculteurs, et aidons les entreprises et l'exportation. Mais comme c'est en basic et qu'on modifie les jauges avec gauche et droite, ca prend 3 ans. Oui, comme en vrai. A notez que vous pouvez faire n'importe quoi, vous ne serez jamais en déficit, endetté, ni quoi que ce soit. Non, trop d'interventionnisme ca fait juste de l'inflation. Et l'inflation on s'en fout. "Votez pour moi", un jeu de gauche.

Du coté des mesures gouvernementales, on peut opter pour un blocage des prix ou des salaires (nom de dieu ! quelle époque!), une modification des taux d'intéret (et tout le monde sait que personne ne comprend rien a la politique monétaire), taxer les importations (pour empécher les MSX de concurrencer Thomson), et arreter l'immigration.

Voyons ce qui se passe si on libére les prix et les salaires. Une experience qui serait politiquement interessante dans la vraie vie, car elle foutrait un bordel pas possible.

Ok, des gens pas contents. Mais qu'est ce qui se passe quand on regarde l'évolution ? On perd -3% en voix, et l'indice de santé économique du pays est en progression. Ca n'a pas du choquer le game designer de voir qu'on ne perdait que 3% de voix en supprimant totalement les aides sociales et en bloquant les salaires, tout en augmentant le P.I.B . Votez Pour Moi, un jeu de droite.

















Mais abordons la phase la plus curieuse du gameplay de cet étrange titre : le débat. Nom de dieu, une simulation de débat en BASIC... Vous êtes a gauche, le méchant lui, il est a droite. Quand le méchant parle, vous pouvez l'interrompre, rire, ou demander un rensignement. Quel genre de renseignement ? On en sait rien. C'est toujours très bien vu de demander des renseignements sur son pays a l'opposition en tout cas. Si vous interrompez votre adversaire, le jeu vous redonne la main. Mais une demi seconde plus tard, le méchant la reprend, et vous ne pouvez rien faire. Il arrive ainsi régulierement que le débat se déroule sans que vous puissez dire quoi que ce soit. Et qu'est ce qu'il se passe quand vous parlez ? Vous pouvez adopter n'importe quel ton (y compris "Violent"), votre "blabla" ne servira a rien, puisque quoi qu'il arrive, le président que vous êtes perdra le débat face a l'opposition. Votez pour moi, un jeu populiste.

Au bout de 7 ans, le jeu décide si vous allez êtres réelu ou non. A titre d'indication, avec le genre de politique que j'ai mené, sur 2 parties, j'ai été réelu au premier tour avec 60%. Et la, tout est dit.

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MON GENERAL
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(attention au général sudaméricain rose)

Alors avec un titre pareil, on pouvait s'attendre a une simulation de Charles de Gaulle. Et bien non, a la place, on a droit a une simulation de dictateur sud américain, genre Augusto Pinochet ou Ugo Chavez.

Et la aussi, ca pue le basic a 30 kilometres a la ronde.


Par contre, du point de vue du gameplay, on a droit a un truc un peu mieux : un simulateur de budget de dictateur. Vous autres, qui suivez avec attention les débats relatifs a l'élaboration
et au vote du budget, et bien vous allez pouvoir vous en donner a coeur joie !

Concretement, ca se passe comment ?


Le jeu commence par vous demander combien d'années vous voulez rester au pouvoir. Comme vous le constatez, on ne se fait pas chier du tout, dans ces pays là.




Ensuite, vous avez droit a de beaux écrans en mode texte : allez vous dépenser votre thune en armée (hommes, tanks, etc), acheter des hectares de terre, construire des usines (hors de prix : votre pays n'a au départ de quoi que construire que 5 usines a tout péter), le mettre dans l'éducation ?















(On arrive rien a lire, je sais, mais au moins vous avez votre imagination)

Il y a plein de "ministères" dans lesquels dépensez votre thune : résultat, impossible de savoir qui fait exactement quoi. Impossible de savoir a quoi servent "les loisirs" en dictature par exemple (surement a organiser les executions dans les stades). Le but du jeu est donc le suivant : dépenser sa thune en esperant que dans le tour suivant on en aura un peu plus que dans les tours précédent.

Ca n'arrive jamais.

En plus, 1 tour sur deux, on vous déclarera la guerre et on vous foutra sur la gueule. N'esperez pas gagner la non plus.









Enfin, au bout d'un tour ou deux, votre second vous foutra en prison et prendra le pouvoir pour cause de "déficit" ou de "pas content", quoique vous fassiez, le jeu trouvera une raison de vous faire perdre, ne vous inquiétez pas. Voila, merde, on avait presque l'impression d'avoir eu affaire a un bon jeu. La réalisation est sympatoche, et vous aurez droit a des magnifiques illustrations avec le général Alcazar (de maniere completement illégale du point de vue de la propriété intellectuelle) et au thème de la cucaracha qui revient régulierement (ainsi que d'autres beauferies qu'il était de bon temps a une époque d'ajouter a son klaxon). Le seul intéret
du jeu est je suppose, le jeu a plusieurs en hotseat, puisque la au moins, tout le monde est aussi mal barré que vous au départ.



(Non.)

Passons a une autre machine : le ZX Spectrum

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Yes, Prime Minister
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Les anglais ils ont la classe. C'est pour ça qu'aucune des simulations politiques qu'on va voir ici n'a été écrite en basic. Mais vous allez voir, en plus contrairement la ou en France ou politique rime avec "chiant" (je sais ca rime pas), outre manche, les simulations politiques sont completement barrés.

Ca veut pas dire qu'elles sont bien.














(Votre bureau, une interface somme toute rigolote)

Yes Prime Minister est une simulation de Premier Ministre donc, mais c'est aussi une adaptation d'une série anglaise réputée être très drole. Et c'est vrai que le jeu, qui se présente sous la forme d'un jeu d'aventure semi textuel. En gros vous êtes dans votre bureau, et vous vous faites chier a lire des mémos et aller a vos réunions.













Dans ces réunions, on parle politique, mais la ou ca devient extremement bizarre, c'est que c'est a vous de finir les phrases des gens. On joue le role de plusieurs personnages donc, et résultat, on ne sait pas du tout ou on va dans la conversation. Si certaines répliques sont amusantes, ca reste de la politique ou on se fait chier a supporter des manifs de féministes ou a décider de l'endroit d'un construction de réacteurs nucléaires.

A la fin, vous perdez.


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FLUNKY & Spitting Image
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Je vais pas m'étendre excessivement sur ces deux jeux, mais il faut que je les mentione pour que vous sachiez que ces deux titres existent.

Flunky est un simulateur de majordome de famille royale britannique. Y'a des gens que ca éclate. Concretement, on se déplace dans des écrans qui font justement 1/10 de l'écran ca rame quand meme et on remplit des objectifs super excitants comme "allumer la cheminée", ou "retrouver le canard en plastique de Harry/la perruque de Lady Di". Parfois, un garde royal vous flingue dans le hall. On ne sait pas pourquoi.
















Flunky, l'anti Urbz













Ronald Reagan contre Mme Tchatcher

Spitting image est un jeu ou on controle Margaret Tchatcher qui distribue des gnons, une sorte de celebrity deathmatch/street fighter de la politique internationale de l'époque, sauf que, CPC oblige, on ne reconnait plus personne.

Un jeu sympa, a la réalisation correcte, en dépit d'une maniabilité scandaleuse... L'ancêtre de Celebrity Deathmatch sur PSX. Oui, c'est pas une référence. Et bien justement...

lundi, mai 29, 2006

Prison Tycoon, un jeu sympa.

Les jeux vidéos remplissent tout nos fantasmes.

Certains ont des fantasmes bizarres.

Un des genres les plus anciens et au succès constant, c'est le jeu de gestion. Il y a des tas de gens, quand ils rentrent chez eux après une dure journée de boulot, et bien ils se disent : "tiens, et si je me faisais une bonne journée de boulot ?"

Alors on a vu fleurir des tas de jeux de gestions. Du bon au moins bon. Des Theme Park, des Sim City, des Mall Tycoon, des Railroad Tycoons, ah ça on en a bouffé.

Cependant, plus on fait de tycoon, plus il faut se renouveler en thème. Je ne vous cache pas ma surprise en me rendant qu'était sorti sur PC ily a quelques années un PRISON TYCOON.


Un jeu forcément de bon gout.

LA ou les jeux précedemment testés étaient des daubes sympathiques, il y a des daubes dont on est content qu'elles en sont.

Quand on lance Prison Tycoon, on fait face a un écran titre nous présentant un milliard de modes de jeu disponible. En fait 3 : Free play/Scenario/Sortie Windows. C'est évidemment ce dernier mode qui est le plus fun.

Mais quand on joue pour de vrai, on va de surprise en surprise.

On commence par choisir son terrain : au choix le desert ou la foret. Paradoxalement, ca fait trois types de terrain a choisir. Ne me demandez pas pourquoi, ce jeu défie la logique et les lois physiques. Par exemple, si vous choisissez le désert, vous aurez droit a un brouillard vous empechant de voir a 10 metres et surtout a une couleur de ciel donnant dans le vert bouteille.

Autre particularité géophysique de Prison Tycoon : les années durent 24heures. Vous ne comprenez pas ? C'est pourtant simple. On a deux jauges de temps : la premiere donne l'heure. Toutes les 24 heures écoulées, la jauge de temps indiquant l'année grimpe d'un point. C'est les prisonniers qui doivent être contents. Car non seulement eux aussi défient les lois de la physiques (leur modèle 3D fait 50 pas pour faire 2 mètres), mais en plus ca leur permet de faire une peine de 30 ans en un mois.
















Parlons en des prisonniers. Dans Prison Tycoon, la vie pénitenciaire est très cool. Non seulement on a droit en fond sonore a une musique country très sympathique, mais en plus les prisonniers passent leur temps dehors a marcher. Parfois ils se foutent sur la gueule (on distingue que l'un touche l'épaule de l'autre). Vous pouvez augmenter leurs distractions en ajouant des librairies, des églises, et des couloirs de la mort. Malheureusement, les executions sont très très mal modélisées. De plus, les graphistes se sont pas fait chier a faire toutes les animations Ex : un
prisonnier va se coucher. Il marche pres de son lit et hop il disparait.

Le mode freeplay n'offrant aucun intéret, observons le mode scénario. Très fourni, puisqu'il nous offre une vingtaine de situations différentes. Elles s'énoncent comme ci "Vous etes le directeur d'une petite/grande prison. Récemment, des émeutes entre prisonniers ont éclaté. Arriverez vous a ramener l'ordre ?" . Et c'est tout. Imaginez la même chose écrit 20 fois différement et vous aurez une idée de la variété de gameplay de Prison Tycoon.
















Je lance le jeu. J'essaie de calmer les prisonniers. Je case en 10 secondes 5 tours de garde (qui se construisent instanément en faisant "plop!"). Et je me rends compte qu'on peut déplacer les prisonniers individuellement en cliquant dessus. Dès lors, il suffit de les espacer un peu pour gagner. Merde le mode scénario n'a aucun intéret non plus. Heureusement il reste la 3eme option : Retour a Windows : et la nickel, rien a dire, le jeu quitte très vite.

Un jour peut être, la Justice se penchera sur ce jeu et remplacera les peines de prison par une sentence imposée de 2 heures de jeu. Ca suffit largement.

jeudi, mai 25, 2006

Pepito et Weetabix sont dans un bateau.

Il y a des conflits qu'on ne soupconne pas.

Bien sur, il y a ceux qu'on soupconne aussi. Ceux qui font des morts. Genre la Tchétchénie, l'Irak, le Tchad, et tout ce bordel. Mais il y a des conflits bien plus graves : la guerre des consoles par exemple. Et ça a la télé, personne n'en parle. Pourtant c'est des milliards de thunes qui sont en jeu. C'est bien plus grave que des vies humaines. Si si (vous l'avez compris, ce blog est méchant).

Mais dans les années 80, alors que la guerre froide était sur le point de s'achever, un conflit bien plus silencieux, une véritable guerre secrete faisait rage.






VERSUS













Oui, c'est violent. Et les victimes ont été nombreuses en plus. Pourtant, les médias se sont tut sur cette épouvante atrocité. Les victimes ? Nous autres joueurs, dont les portes monnaies ont été décimés.

Car sur CPC est sorti un jeu. Un jeu Pepito. Déjà, je trouvais bizarre qu'un gars de chez Titus a pu être regardé sérieusement quand il a dit "Et si on adaptait la Zoubida en jeu vidéo ?", alors je vous raconte pas la tete que j'ai fait en découvrant cet écran titre.



J'avoue, ca m'a court circuité le cerveau. Explications.

Les aventures de Pépito AU MEXIQUE. Je ne suis pas un bouffeur de chocolat
mais j'ai toujours cru que Pepito était mexicain au départ. J'veux dire, il a un sombrero, un poncho, il parle espagnol, etc. Mais non, apparemment puisque les "gars du marketing" ont décidé d'appeller ce jeu "Les aventures
de Pepito AU MEXIQUE" et non "Les aventures de Pepito tout court", on se dit que Pepito doit cacher un énorme secret. Peut etre est il allemand ? Peut etre a t'il donné des juifs pendant la seconde guerre mondiale et a vécu comme réfugié politique en amérique du Sud avant de rejoindre le Mexique a pied ? On ne sait pas. On ne saura jamais. Il faudrait diligenter une enquete pourtant.

L'écran titre est suivi d'un dilemme insurmontable.















Oui. Il n'y a que dans les jeux micros des années 80 qu'on trouve des questions
existentielles de ce genre. La aussi, ca a failli me court circuiter le cerveau : considérant que ce jeu n'a aucun effet sonore, pourquoi ne pas mettre la musique active par défaut et laisser le joueur ajuster le volume de l'écran ? On a donc tout intéret a répondre "oui". Par contre, si on répond "oui", cela signifie intérieurement qu'on accepte d'entendre en boucle "Pepito Mi corazon" jouée en boucle sur une voix, une octave. On... on doit appuyer sur "oui"... mais on ne sait pas si on peut... ou si on doit... Une expérience très très perturbante. Un véritable "Choix de Sophie". Quand je vous disais qu'il était pas net Pepito. Je parle, je parle. Mais je parle pas du jeu.

Figurez vous qu'on a volé le chocolat de Pépito. On ne sait pas qui. On ne sait pas pourquoi. Je suppose les méchants de Weetabix. Toujours est il que Pepito est "here to kick ass and eat chocolate, and out of chocolate". En trois mots comme en mille, ca va chier..















Pepito contre la faille de San Andréas

Pepito évolue sur a peu près environ 33 ou 35 écrans (me souviens plus). Et c'est plutot joli. Les fonds d'écran sont colorés et exploitent la palette graphique du CPC. Notons un parti pris de gameplay relativement audacieux : dans les jeux de plateforme, on va de gauche a droite. Et bien dans Pepito c'est l'inverse. Une idée de génie qui a failli révolutionner le jeu vidéo.















Pepito contre le bout d'arbuste mutant

Le parcours de Pepito est semé d'obstacle : essentiellement, des trous. On apprend dans "Pepito au Mexique" que le Mexique est un pays bourré de trous. Pepito peut donc marcher et sauter, mais aussi, il dispose d'une arme incroyable : le sombrero boomerang en fer. La pub pour Pepito n'insiste pas sur ce point : Pepito est un dangereux psychopathe avec un sombrero magique qui le balance sur la faune locale dès qu'elle lui revient pas. Arretons cet homme. Pardon, cet hombre.















Pepito et son sombrero contre l'aigle en deux couleurs.

Sur sa trentaine d'écran, Pépito aura fort a faire pour échapper aux méchants vautours, mais surtout, aux bouts d'arbustes séchés. Vous savez, ceux qui traversent les villes fantomes dans les westerns. Et ben je sais pas ce qu'ils ont bouffé ces arbustes la (des biscuits Pepito surement), mais dès que Pepito se fait toucher par l'un deux, il part un écran en arrière. Une expérience... perturbante elle aussi. D'autant plus que chaque transition d'écran est marqué par un temps de chargement relativement insupportable qui plombe le jeu a lui tout seul (au moins, la musique s'arrête pendant... mais reprend pile a l'endroit ou elle s'est arrétée ! Ca devait
surement être un des "selling point" du jeu).















Pepito contre l'écran de chargement

Au final on un jeu bizarroide, incongru, mais assez sympatoche a jouer.

Mais la concurrence est la.















Weetabix contre les titchies. Qu'est ce qu'un titchie ? J'en sais rien, et je m'en contrefous.
Et je vais etre un peu plus rapide sur ce jeu que sur Pepito. Surement par ce que j'y aie moins joué. Qu'est ce que le jeu Weetabix ? Un space invaders mou. Regardez.















Voila, c'est aussi excitant que ca en a l'air. Et comme je suis super magnanime, j'ai essayé de vous en faire une vidéo mais ca a foiré. ALors j'en ferai pas. Ca serait du gachis
de bande passante pour les enfants qui meurent de faim.

Décidement, ils sont forts ces mexicains.

lundi, mai 22, 2006

The Price is Right

Les jeux vidéos, ca fait réver.

C'est fait pour.

Ainsi, nous autres enfants en école primaire, vous autres cadre sup' qui revenez de chez vous après une journée épuisante a supporter des collegues, justement insupportables, vous pouvez devenir un héros, un sauveur du monde. Ou bien un maire de ville. Ou bien un sportif accompli de haut niveau. Tout ce que vous voulez, c'est possible grâce au jeu vidéo.

Vous pouvez aussi participer au Juste Prix.

Allez, je sais que vous en revez.

Quand j'ai vu qu'il existait un "Price is Right" de Gametek sur Commodore 64, mon sang n'a fait qu'un tour. J'avais programmé une adaptation completement aléatoire de ce jeu sur calculette casio (et un jour j'ai vu un connard de lycéen draguer avec dans le bus). On ne savait meme pas quel article il fallait estimer, mais on devait l'estimer quand même. Pour justifier ce défaut, je décrivais ce jeu comme une "simulation de juste prix pour aveugle".

J'étais donc tout excité a l'idée de découvrir une autre adaptation de ce jeu, réalisée par des pros. Des hommes. Des vrais. Des boutonneux.

Ca commence par un écran titre.

















Je pourrais faire toute une review de cet écran titre.
Un loading rassurant, une mention des ayants droits, et un joli logo.
Notez bien le "is" en jaune. C'est très très important qu'il soit en jaune.
Et encore, vous ratez la musique, probablement celle du générique US du Juste Prix.

Et puis, le présentateur a pas le temps de faire tournoyer son micro en l'air, que le jeu vous agresse. Il veut savoir a combien vous voulez jouer (parce qu'il y'a des gens qui jouent a ça a plusieurs ? Personellement j'oserai pas m'en vanter), et votre nom. J'essaie donc de rentrer mon nom.
















Et merde ! J'ai pas le droit d'avoir un nom de plus de six lettres ! Surement LA raison pour laquelle ce jeu n'a pas été localisé chez nous et n'est sorti que dans un pays ou tout le monde s'appelle "Bill" ou "John".

En compagnie de "Linda", "Rick" et "Dan", je suis assis sur ma chaise et je trépigne d'impatience. Vas y Bhilippe, balance moi ton article. Qu'est ce que tu me proposes ? Un ticket eurodisney ? Un bijou 18 carats ? Fais moi réver, Philippe !


Bon sang. Un lave vaisselle. Absolument concerné et excité par l'importance de l'enjeu (c'est ma femme qui va être contente (oui, je suis a fond dans le roleplay, un type qui regarde le juste prix ne peut qu'être marié... ou veuve)). Je décide de ne pas tricher. NON Philippe ! Je n'irai pas voir dans Kelkoo.com le prix des laves vaisselles, je me lance, je suis un fou.







MIRACLE !





Je suis victorieux, triomphant. Philippe Risoli va me dire bonjour, on va me voir a coté, et j'ai bien baisé cette pute de Linda. Notons une chose cependant : j'étais un visionnaire dans mes années lycée. Remarquez les estimations des prix des candidats ordi. Oui, c'est n'importe quoi.


Philippe me fait jouer au jeu de l'épicerie. J'ai pas trop trop compris et j'ai perdu. Dommage. Il faudra que je m'entraine plus souvent au jeu de l'épicerie.



On peut croire que le jeu va alors enchainer sur votre prochaine phase de jeu (la roue), mais non, il insiste pour vous montrer un autre candidat qui descend et les autres phases d'estimation d'articles. On ne joue pas. On s'emmerde. Bref, c'est comme a la télé. Et puis après c'est au candidat de jouer auprès de Philippe. Ici, Rick en pleine partie des trois croix. C'est super excitant. Le jeu est cependant poli et vous demande si vous voulez jouer a la place de Rick (pour ceux qui seraient super excités de jouer aux jeux des trois croix).


















Vient enfin le moment ultime. L'instant suprême. Celui qui décide si vous aurez la chance de participer a la finale et d'estimer la vitrine. La roue a tourner...
C'est super technique, puisqu'on peut choisir notre niveau de force sur une échelle qui a au moins 50 graduations. Je n'ose pas imaginer qu'il existe quelque part un expert de ce jeu C64, qui a joué des heures et des heures et qui jauge la force a rentrer comme nous autres on joue au billard.

Et je gagne. Je suis qualifié pour la vitrine.

Malheureusement je n'ai pas de preuve. Puisqu'après que vous vous soyez qualifiés pour
la vitrine, le jeu s'arrete. Non, vous ne revenez pas. Peut être mourrez vous dans un accident horrible ou êtes vous pris en otage par des indépendantistes bretons. Je ne sais pas, toujours est-il que vous ne participerez pas a la finale. C'est assez impoli.

Mon juste prix pour aveugles sur Casio a moi, et ben, on pouvait y aller a la finale.
Et même que la vitrine était plus chère.

Ouverture du machin

Les jeux vidéos c'est bien.

Les jeux vidéos c'était aussi mieux avant, enfin il parait.

Mais pas tout le temps.

On voit fleurir depuis quelques années un nouveau truc branchouille entre gens "dans le milieu". Dans le milieu, parce qu'auprès du grand public, les jeux vidéos c'est toujours un truc de cannibales. Néanmoins certains d'entre eux commencent a obtenir un capital sympathie parmi les médias : les rétrogamers.

Les rétrogamers, c'est euh... et bien disons que ce serait des gamers qui passeraient au JT de Pernaud. Avouez que ca aurait la classe : dans ce genre de reportage, on nous présentera donc des jeux vidéos d'autant, fait a la main, en bois (sur VCS 2600). On y croiserait des nostalgiques qui diraient combien le jeu vidéo actuel est rempli d'additifs, de trucs sans saveurs, pour atterir dans les supermarchés alors qu'avant on les vendait , euh, chez l'épicier.

Ces gens ont inventé un concept : le pétainisme ludique.

Je sais ca choque, mais ca m'amuse :)

Dire que le jeu vidéo était mieux avant, dire que l'originalité prévalait partout et que c'était bien, que tout était bien plus fun, ca permet de s'attirer la sympathie d'un paquet de joueurs, cependant, c'est oublier une réalité : il y a toujours eu des bons jeux, des jeux moins bons, et des ... bouses. De là, difficile de dire qu'il a effectivement existé un age d'or du jeu vidéo. Quand on
pense aux jeux d'avant, on pense sans cesse aux bons jeux. Aux titres qui ont marqué. On oublie que la majorité des jeux sortis sont médiocres.

Ce site est un hommage rendu a tout les jeux qu'on oublie. Les jeux qui n'ont pas réussi
a rester dans les mémoires. Plutot que de retester les Alex Kidd, les Zelda, les grands classiques de tout les temps, revenons sur ces disparus du jeu vidéo, ces trucs pas terribles, souvent bizzaroides, auquel personne ne pense a accorder la moindre review. Vous n'y verrez pas que des mauvais jeux , ou des trucs vieux cependant.

Certains excellents titres, pour une raison ou une autre, sont inconnus de tous, même des plus grands chantres de l'Underground. Bref, un blog qui ressortira, pour de brefs articles, des choses sur lesquels des tas des personnes ont travaillé pendant des mois, pour se voir instantanément ignoré (et c'est tant mieux). Un blog qui ressortira également au fil des découvertes des trucs sympas 5 minutes, a essayer, mais pas plus parce que faut pas déconner.

Un site web qui ressemble a la vraie vie donc.


Vous allez voir, on va s'éclater.